samedi 5 mai 2007

Company of Heroes, le test.



La mode des jeux estampillé « world war two certified » commence en ce moment a s'essoufler. Attention, ca commence juste, on est bien parti pour bouffer du FPS ukrainien sur le theme de la chasse aux nazis pendant encore quelques temps. Mais le thème de la guerre moderne est de plus en plus présent dans nos étalages : ca colle mieux aux graphismes next-gen, ca permet d'éblouir le joueur avec des méga attaques atomiques et ca apprend le patriotismes a tous ces hippies fumeurs de joint qui refuse les deux ans de vacances tous frais payés en Irak proposé par l'oncle Sam. Bref la « moderne warfare » comme on dit outre-atlantique, c'est le pied.
Alors finis, les massacres a la mp40 ? Finit les escarmouches dans le bocage normand et les batailles rangés dans le nid d'aigle du moustachu ? Ben en fait non. Rassurez vous, joueurs de tout abord, le sauveur est arrivé, c'est un RTS et il s'appelle Company Of Heroes.


Sous ce titre cliché comme c'est pas permis se cache un jeu...bah cliché comme c'est pas permis. Je sais ca fait tache mais c'est pourtant ça. Medal of Honor était le Soldat Ryan du FPS, Coh reprend le flambeau, mais pour les RTS cette fois. Rebondissement constant, rythme éffrené et immersion totale sont les maitres mots de ce jeu. Et ma foi, ca passe comme une lettre a la poste.
Mais étonnamment mon premier contact avec ce jeu ne fut pas rose. Campagne solo, on débute par un grand classique : le débarquement américain a Omaha Beach (c'est dingue ca, bientôt les jeunes ne seront plus qu'il ya eu d'autre plage) Une des missions les plus courtes du jeu, mais aussi des plus intenses. Et pourtant. Je n'ai pas réussi a etre impressionné par le theme ultra classique et je me suis contenté d'obéir : j'avances mes soldats jusqu'au talus, je fais taire cette mitrailleuse, j'explose ce bunker et ces canons, j'avance...pouf c'est fini. Quoi, deja ?! Je n'ai vu aucune tactique, aucune intelligence artificielle, je n'ai même pas eu le temps de regarder les graphismes. Ca commence bien... C'est avec un enthousiasme refroidit (si toutes les missions sont comme ca, ca va etre marrant...) que je lance la mission suivante : Vierville, 24h avant le débarquement. Bravo pour la chronologie...Et pourtant c'est la que je me suis prise la claque que j'esperais.

La seconde mission commence par un rapide cours de cuisine germanique avant d'etre rapidement mit dans le bain. Mission : detruire des unités antiaériennes et sécuriser une route. Moyen : une bonne troupe de parachutistes fraichement débarqué. Vous prenez vos gars et vous commencez a marcher en sifflotant quand vous tombez immédiatement sur votre première section antiaérienne. Ni une, ni deux, l'assaut commence : une section qui attaque de face pour faire diversion tandis que l'autre passe fourbement par derrière et balance une volée de grenade dans la tranchée allemande. L'affrontement est réglé en trente secondes. C'est la première fois que j'use d'une tactique aussi primaire soit-elle dans ce jeu et ca fait du bien. Pour fêter ca, je me cale dans mon fauteil et je m'allume un havane en mettant mes Ray-Ban. Ca va me permettre de vous causer un peu de l'écran de jeu.

Dans Coh, la minimap est un peu spéciale. En effet celle ci est divisé en de multiples territoires que vous devez capturer pour ammasser des ressources. Celle-ci sont au nombre de trois : effectif, munitions et carburant. Chacune de ces trois ressources s'obtient en prenant des positions spécifiques. Logique imparable, plus vous en avez et plus le pognon coule a flot. Alors oui ca ressemble a Warhammer mais ne criez pas au plagiat, ce sont les mêmes dévellopeurs. En tout cas cette méthode oblige les équipes a bouger si elles ne veulent pas se retrouver a cours de ressources, faute d'avoir pris des positions. Néanmoins cette technique vaut surtout en multi, le solo étant bien plus scénarisé.

Tiens justement revenons-en au solo. Pendant qu'on parlait j'ai eu le temps de réduire le reste des sections antiaériennes de la map a néant et de sauver une companie planqué dans une maison. Alors que je pensais la fin de l'épisode arrivé. Le général m'ordonne de tendre une embuscade aux boches. Miam, rien que le mot fait saliver n'est ce pas ? Cette objectif permet de découvrir l'utilité des différentes classes, et nottamment des soldats du génie, ces êtres étranges qui posent des mines partout et réparent vos véhicules même sous le feu le plus intense. Alors on les déploient, ils bossent et le convoi allemand arrive a la seconde pres. Les fritz se retrouvent alors sous le feu conjugué de mes mitrailleuses, mortiers et snipers qui achevent ceux que les mines n'ont pas détruit. Un vrai massacre. Apres quelques minutes, le dernier camion allemand explose et la mission se termine. J'affiche un grand sourire : ouf, Coh n'est pas une daube.

Sauf que se faire un avis sur deux missions, c'est pas très professionnel. Alors je lance la suivante. On commence encore par une petite cinématique, histoire de se mettre dans l'ambiance. Ah, c'est une mission de jour. Parfait, ça va me permettre de jauger le moteur graphique. Parce que j'avais beau avoir aimé les effets de lumières des canons antiaériens qui déchiraient le ciel, la nuit c'est bien pratique pour cacher des graphimes foireux.

Sauf que la, bien sûr, ce n'est pas le cas. Alors oui je sais vous avez deja vu tous les screenshots sur le net mais je vous assure que en mouvement, c'est quand même autre chose. Les textures sont splendides, le level design est travaillé, la modélisation des soldats et des véhicules est hallucinante. Avec tous les détails a fond, c'est a tomber par terre, salive inclus. D'autant que les animations des soldats sont bluffantes : ca court, ca se jette par terre, ca se planque derrière un mur, on s'y croirait. Quand aux explosions et autres tirs de mitrailleuses, on se planquerait derrière sa chaise tellement c'est réaliste. Et encore une fois, ces graphismes servent l'immersion et permettent de se plonger dans l'ambiance de cette boucherie que fut la bataille de normandie.
Alors je vais arrêter là la campagne solo en vous disant qu'elle est passionnante, varié est plutot longue. On retiendra la réalisation hollywoodienne et donc forcement l'ambiance, inégalé.

Mais pour exister dans le long terme, un jeu a besoin d'un multi. Sans un bon mode multijoueur, n'importe quel jeu tombera dans l'oubli en même pas un an. Ce qui ne sera pas le cas de CoH. Alors bien évidemment c'est comme tous les RTS, le niveau est élevé et les premières parties sont assez douloureuse. Mais une fois les automatismes de base acquis et la plupart des maps connus, c'est le bonheur. Les deux camps sont très bien équilibré et chacun se joue d'une manière différente (les allemands sont plus difficles a gérer mais permettent des rush violents par exemple). Les possibilités tactiques sont très nombreuses et, comme les territoires doivent être lié entre eux pour apporter des ressources, on hésite pas a couper l'ennemi en deux, rendant la moitié de ses territoires inutiles.
Par contre n'esperez pas jouer defensif. Malgré la présence d'un bonus intitulé « doctrine défensive » vous ne vous en sortirez jamais en faisant des tonnes de nid de mitrailleuses et de barbelé autour de votre base puis en vous terrant dans celle ci pour construire vos unités. C'est dommage car, sans aller jusqu'à ces extremes, les joueurs plutot défensif seront nettement désavantagé.
Des graphismes somptueux, une campagne solo passionnate et un multijoueur addictif, CoH est un grand RTS. On pourrait bien sur regretter le choix de l'univers, mais c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes n'est ce pas ? Alors n'hésitez pas, foncez et vous en aurez pour votre argent.

PeLOmaR, 92%

Editeur : THQ
Développeur : Relic entertainment
Type : Stratégie en temps réel
site officiel : companyofheroesgame.com

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